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LE PERE NOEL MIGRANT

Samedi 21 décembre 19

Au cinéma, pendant les pubs, le citoyen Lambda ferme les yeux. « Pour ne pas voir ça » et s’amuser à deviner le produit (parfum, voitures, vacances, mutuelles) rien qu’à la musique et aux stéréotypes des dialogues.

Là une nième pub avec le Père Noël. Mais celle-ci le présente comme étranger sans papier qui passe les frontières et qu’il faut savoir accueillir. « A force de regarder ce qui nous sépare, on oublie de voir tout ce qui nous rassemble». Lambda ouvre les yeux : c’est une pub pour Coca-Cola !

Il a l’impression d’être plongé dans le dernier épisode de Mad Men. Il ne peut qu’être admiratif devant le Don Draper qui a frappé ce slogan mais, en refermant les yeux, il se demande si cette minute de bonne conscience suffira à faire de la marque incarnant depuis toujours la mondialisation yankee un parangon d’altermondialisme.

A moins qu’il ne s’agisse seulement de faire rager les rageux (ceux qui boivent du Calva plutôt que du Coca) et parler les autres ?

ELLES TOO?

Vendredi 7 juin 19

Le public français est-il prêt à s’enflammer pour les filles comme il s’est enflammé en juin dernier pour les garçons ? On sent que les media et le bizness sont sur les starting-blocks (même France Culture consacre une chronique, même Coca Cola y va de sa pub à l’arrière des bus). Cet évènement sportif peut prendre une dimension sociologique, à replacer dans la dynamique « Me Too » de l’égalité homme/femme.

Mais tout dépend de la réaction volatile du public : pour les hommes aussi, il n’a commencé à se passionner qu’à l’occasion du 8ième grandiose contre l’Argentine. Avant, les râleurs (dont moi) l’emportaient largement. Il n’y a que cette bûche de Bûcheron qui y croyait déjà.

Et la réaction du public dépend des performances de l’équipe : si elles se plantent, le bel édifice sociologique et commercial imaginaire s’écroule. « Ensemble pour écrire l’histoire », peut-être, mais, si elles ne trouvent pas les premiers mots, tout le monde va rapidement se désintéresser du scénario.

Intéressant : le Bûcheron et moi, nous avons décidé d’aller dans les mêmes cafés qu’en juin. Pour voir si ça prend pareil ou pas.